Première sortie de l’année du roster Source Atone Records, Karga est un voyage initiatique, une quête d’identité. Ici EXIL s’exprime autant dans la langue de Molière qu’en kazakh ou en dialecte slave pour saluer ses racines qui se partagent entre le Nord de l’Hexagone et les paysages mystiques des steppes orientales. Après « Rodina » et « L’Exil » (qui voit la participation d’Amy Tung Barrysmith d’Amenra / Year Of The Cobra), le quatuor vous invite à vous plonger dans l’intégralité de cet album entre black metal et post–punk, ombres et lumières.
EXIL célébrera cet album sur ses terres le 21 Mars prochain en compagnie de Decline Of The I à Lille (La Bulle Café).
Après un EP sobrement intitulé Yad (« poison« ) en 2020 puis un split et des démos les années suivantes, EXIL franchit cette fois le cap du premier album. En résulte Karga, huit titres dont les prémices studios remontent à avril 2024. Avec ce nom signifiant « corbeau », et comme l’illustre parfaitement son artwork, Karga explore d’autres horizons. À cheval entre le black metal français et le post–punk kazakhstanais, ce disque fait d’une métaphore locale une figure universelle. Si le corbeau représente une part importante de la mythologie des steppes kazakhes, ici EXIL le pose au centre d’une œuvre introspective. Le groupe y assume ses deux identités et propose une épopée aussi lugubre que lumineuse chantée en français et en kazakh. Karga est un retour vers le passé, un exil nostalgique lors duquel sombres présages, allégresse et espoir se côtoient pour créer une parfaite harmonie entre traditions et modernité.
